Rédigé par :

Liyot Ima

Publié le :

juin 3, 2021

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Rions-en un peu

Zoom sur le Yoga de Fertilité

Nous sommes heureuses de vous parler de notre partenariat récent avec l’association Keren Gefen.
Keren Gefen est une organisation à but non lucratif créée en 2014 par le Dr. Karen Friedman, psychologue. Elle siège à Jérusalem, à la Moshava Germanit. Son objectif est d’apporter un soutien émotionnel et psychologique aux femmes en parcours médical de fertilité en Israël. Elle s’adresse aujourd’hui davantage aux femmes anglophones et israéliennes, mais reste, bien évidemment, ouverte à toutes. Keren Gefen a mis en place un programme d’activités (yoga fertilité, groupe de parole avec psychologue, réflexologie…), en hébreu ou anglais.
Dans le cadre de ce partenariat, Liyot Ima et Keren Gefen s’associent pour proposer pour la première fois en Israël, un cours de yoga fertilité en français.
Nous connaissons le yoga pour ses vertus de gestion du stress et relaxation.
Le yoga de fertilité, lui, n’est pas un cours de yoga comme les autres. C’est un yoga féminin, spécialement conçu pour la fertilité et l’équilibre hormonal. Il utilise des poses et respirations adaptées à la physiologie de la femme et aux différentes phases de ses cycles. Ainsi, en réduisant le stress et en encourageant la fertilité, ce yoga apporte une aide précieuse à toutes les femmes en désir de grossesse.

Le premier cours a eu lieu mercredi 5 mai dans le centre Keren Gefen et sera ensuite un cours hebdomadaire. Nous espérons également pouvoir rapidement proposer un cours sur zoom pour celles qui n’habitent pas Jérusalem.

Interview avec Sarai Hyman, notre prof de yoga de fertilité :

Quel est l’apport du Yoga dans un parcours Poriout ?

Le yoga aide avant tout à réduire le stress lié aux traitements. Il repose sur des respirations longues et profondes qui apaisent le corps et le mental. Plus vous pratiquez le yoga, plus vous apprenez à vous débarrasser du stress au quotidien, et vous gérez plus facilement les périodes anxiogènes, comme les phases d’attente de résultat après les traitements.

En quoi le yoga dit de fertilité est-il adapté aux femmes en traitement ?

Le yoga enseigne une sorte de lâcher prise face à l’ensemble des contraintes médicales en phase de traitement et à l’attente interminable d’une éventuelle grossesse. Lors d’une séance de yoga, vous devez simplement vous contenter de vous écouter, vous détendre et vous reposer.
À partir de cette relaxation, vous établissez un contact positif avec votre corps et votre féminité, et vous prenez conscience de l’ensemble des organes et de leur rôle dans votre fertilité. Vous stimulez la circulation sanguine dans le corps et soulagez les douleurs. Les hormones prises pendant les traitements de fertilité sont connues pour provoquer des raideurs articulaires, les exercices de yoga libèrent la raideur des articulations et améliorent leur souplesse.

Y a-t-il un bon moment pour pratiquer le yoga de fertilité? Avant / pendant / après le traitement?

Il est bon de pratiquer le yoga à la fois avant, pendant et après le traitement. On adapte les exercices en fonction du stade dans lequel se trouve la femme. Par exemple, la relaxation et le renforcement se font avant le traitement. Une relaxation spéciale combinée à une imagerie guidée qui augmente l’optimisme pour le succès du traitement est pratiquée avant les ponctions ovariennes par exemple et avant le transfert embryonnaire et d’autres procédures médicales. Après le traitement ou pendant la grossesse, continuez à faire des exercices physiques plus doux, à respirer profondément et à vous détendre.

Y a-t-il des exercices que l’on peut facilement pratiquer seule à la maison ?

Bien sûr. Par exemple, se relaxer en écoutant de la musique apaisante, la respiration abdominale profonde, ou encore lever les jambes le long d’un mur tout en étant allongée sur le dos pour stimuler la circulation sanguine … Il existe encore bien d’autres postures de yoga assez simples à faire soi- même et qui permettent de se détendre complètement et d’améliorer notre état général.

Y a-t- il des contre-indications ?

Consultez votre médecin avant de pratiquer en cas de problèmes de dos, de cou et de tendon. Après un transfert embryonnaire ou pendant une grossesse, il existe des poses qu’on effectue avec modération et sous la surveillance d’un prof comme les postures inversées, les étirements profonds en arrière….
Le yoga de fertilité apporte un grand bienfait aux femmes en désir de grossesse, n’hésitez pas à le tester, vous l’apprécierez sans aucun doute !

Zoom sur les Tutos

Comment faire une injection sous-cutanée ? Comment utiliser un stylo injectable ? Que faire en cas de réaction locale après une injection ? … autant de questions angoissantes qu’on peut avoir lorsqu’on débute un parcours médical de fertilité. À travers différents tutos en ligne prochainement sur notre site internet (www.liyotima.com), des infirmières francophones nous rassurent et nous expliquent les différents gestes à adopter pour aborder ces étapes plus sereinement.

Zoom sur les interviews des professionnels

Afin de mieux comprendre les différentes facettes de la fertilité, Liyot Ima donne la parole aux professionnels liés au secteur de la fertilité : gynécologues, biologistes, sages-femmes, psychologues, thérapeutes, ostéopathes, acupuncteurs, nutritionnistes… Tous s’expriment sur leur spécialité et leur apport dans le cadre d’un parcours Poriout. Ils prennent le temps de répondre à nos questions.
Vous trouverez une interview par semaine dans la rubrique “La parole aux pros” de notre site internet (www.liyotima.com).

Témoignage d’une warrior Liyot Ima

J’avais toujours rêvé de me marier jeune et de fonder une grande famille. Hachem a eu d’autres plans pour moi.
J’ai attendu mon « mari-miracle » jusqu’à l’âge de 37 ans et j’attends maintenant mon « bébé-miracle » depuis presque 2 ans.
4 mois d’essais naturels pour analyser mes cycles et mon corps, 6 mois de traitement de première intention (clomid et échographies de contrôle), 2 inséminations artificielles, 6 FIV. Chaque passage à l’étape suivante était un stress supplémentaire, on plonge dans un monde inconnu mais on se rend compte que malheureusement on n’est pas la seule.
Alors vous avez bien calculé, chaque mois un traitement depuis 1 an et demi avec une fausse couche en guise de « pause ». Il faut faire vite, le temps presse.
Les raisons…une insuffisance ovarienne précoce et des ovocytes plus âgés que ce qu’ils ne devraient être.

Il y a beaucoup de choses que j’aurais aimé savoir « avant » mais lorsqu’on n’est pas dedans on n’y pense pas et si on nous en parle, on se dit qu’on a le temps, tout ira bien ou on n’est pas forcément prête à entendre. En Israël, même s’il y a des protocoles à respecter, les choses vont vite. En France, malheureusement un certain retard, notamment pour la congélation des ovocytes. Pourquoi pouvoir avorter, décider sa contraception mais pourquoi ne pas avoir le droit d’anticiper ou du moins nous proposer d’anticiper avec un bilan de fertilité dès 30 ans (même si on n’a pas de projet bébé) et ne pas nous offrir la possibilité de congeler ses précieux ovocytes le temps de trouver son mari, d’être prête, etc. La fameuse hormone anti-mullerienne (AMH) et la FSH … ce sont juste des prises de sang, le comptage des follicules en début de cycle … c’est juste une écho et au moins on a une idée !
Pareil pour les FIV, j’aurais déjà été condamnée en France, la sécurité sociale ne prenant en charge que 4 FIV.

Mon combat n’est pas terminé, mon médecin / shaliah y croit, mon mari y croit, j’y crois même si c’est dur. Je me motive, je prie, je désespère, j’ai peur de ne pas y arriver et je me remotive parce que finalement chaque cycle est un espoir.
Les injections faites avec une dextérité digne d’une junkie chevronnée, les echos et les prises de sang à n’en plus finir, les appels des infirmières pour donner les instructions du jour à la Mission Impossible, je les accepte avec beaucoup de force et de motivation et je prie pour la bonne évolution de mes petits follicules. Il en suffit d’un !
La dernière injection Ovitrelle toujours un peu solennelle, je prie à chaque fois pour que ce soit « la der des der » du parcours. La ponction, j’en viens à me dire « allez le kiff je vais me reposer et mon ventre va se décharger du « poids » des follicules comprimés dans des ovaires dont la taille a augmenté et je prie encore en disant « Ein od milvado » avant de m’endormir sous l’effet de l’anesthésie. A peine réveillée, l’annonce des ovocytes ponctionnés et la je remercie car pour une « vieille » j’en obtiens pas mal a chaque coup mais encore une fois il en suffit d’un et de bonne qualité. Les 24h qui suivent, je prie avant l’appel qui me dira combien d’embryons sont en cours de développement. Une fois, il n’y a pas eu d’embryons – erreur du labo qui n’a pas choisi la bonne méthode. 15 jours de piqûres pour rien, on se dit c’est que ça devait être comme ça…pas le choix et on continue.
Le transfert, je regarde ce cathéter arrivé avec peut-être mon bébé-miracle dedans et je prie encore pour que le geste du médecin soit bon et lorsque je vois enfin cet éclair à l’échographie qui indique que mes petits embryons sont dans la place, je prie en leur disant que maman les attend et que c’est à eux de jouer maintenant. S’en suivent les deux semaines d’attente ou de torture psychologique ? On a confiance au début puis les symptômes arrivent, la nidation ? la préparation des menstruations ? La progestérone ? Et enfin le dernier appel « votre prise de sang est négative, arrêtez toute médication et contactez votre médecin ». Et là, tout s’écroule même le petit espoir qui restait encore dans votre cœur et on se dit « il va falloir tout recommencer ». Une fois, j’ai eu la surprise d’entendre c’est positif, j’en ai fait pleurer l’infirmière. Malheureusement cela s’est terminé à 6 semaines ou heureusement car l’embryon n’était pas viable….Tout est pour le bien mais c’est dur. Il y a eu accroche et je suis donc capable de concevoir mais c’est dur.

Alors comme vous voyez, on ne cesse de prier à chaque étape et on n’abandonne pas. Hachem n’envoie pas une épreuve à quelqu’un qui n’est pas capable de la supporter. Courage et ténacité paieront. Hachem aime nos prières et tient nos bébés dans ses bras et attend le moment propice pour faire descendre et nous confier ces belles neshamot tant priées.
Priez pour avoir votre bébé-prière, priez de toute votre âme, ne perdez jamais espoir. Car avoir un bébé est un miracle et est le résultat de vos prières, que ce soit facile ou non.
On parle du lâcher-prise… Comment lâcher prise au cours de tels parcours qui rythment votre quotidien, vous bouffent votre mental, bouleversent votre vie sociale, votre vie de couple et votre vie professionnelle … les montagnes russes nous dit-on où au sommet l’espoir et le désespoir sont les meilleurs ennemis. Je parlerais plutôt d’emouna : vous ne savez pas comment ça va arriver mais vous savez que ça va arriver. C’est ça le fameux lâcher-prise. Tenez bon, on va y arriver, il en suffit d’un Bezrat Hachem !

Vous souhaitez apporter votre soutien à une femme en traitement de fertilité, ou être soutenue au cours de votre parcours Poriout, ou encore apporter des idées au projet Liyot Ima, n’hésitez pas à nous contacter via notre site internet www.liyotima.com ou notre page Facebook https://www.facebook.com/LiyotIma.

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